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lionel tardy

  • Réunion publique à Annecy sur le devenir de la Loi Littoral

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    La salle Pierre Lamy était pleine, comme je l'avais jamais vu. Une forte mobilisation donc, assez politique tout de même. Etaient présents en plus de la population, de nombreux élus du bassin annecien, tous bords confondus (UMP, NC, PS, PCF, Europe Ecologie...) et de nombreux adhérents des associations signataires de l'appel pour la réunion publique. Cette réunion était très bien animée par le président de l'association "Humanisme et sociétés".

    La réunion a démarré par trois interventions générales de la FRAPNA, de "Lac Annecy Environnement" et des "Amis de la Terre". Ensuite, Thierry Billet a détaillé, au nom de la mairie d'Annecy, les principes de la loi littoral et de la DTA (Directive Territoriale d'Aménagement) des Alpes du Nord. Ensuite, Christophe Léger, président de la FDSEA est intervenu, puis Bernard Bosson.

    Bernard Bosson a été, j'ai trouvé, brillant dans son exposé. Du grand Bosson pour ceux que se souviennent. Il a tout d'abord rappelé que sur des sujets comme la loi littoral et la DTA il ne fallait pas être sectaire, et que l'on pouvait très bien se retrouver entre gens de différents bords politiques quand il s'agit d'un enjeu aussi capital. Il a ensuite détaillé son combat depuis plusieurs années pour la loi littoral et il a approuvé l'amendement déposé dans le bon sens à l'Assemblée Nationale et cosigné par Lionel Tardy, dont il a salué la présence. Enfin, il a insisté sur les dangers d'une application en l'état de la DTA des Alpes du Nord pour le devenir de notre environnement au bord du lac. Il souhaite en conclusion que le commissaire enquêteur revienne à la définition d'avril 2000, sinon la DTA annihilera la loi littoral.

    La réunion s'est poursuivie par le traditionnel jeu des questions/réponses avec la salle. Intervention tout d'abord de Claude Comet... pour présenter Europe Ecologie au public, reparler des dernières élections et vanter les mérites de la région... mais en fait pas de questions... Madame Comet voulait sans doute qu'on la reconnaisse ou se faire connaître. J'ai trouvé sa prise de parole déplacée, ce n'était ni le lieu ni le moment, ça sentait la récup' politique à plein nez... Ensuite pêle-mêle, les interventions d'Emmanuel Michaud, de Pierre Polès (élu du Modem à Annecy), de la Frapna, de Philippe Métral-Boffod (élu NPA à Annecy) et de Bruno Basso (élu UMP à Annecy-le-Vieux)...Les questions n'ont pas vraiment fait avancer le débat.

    Lionel Tardy a ensuite pris la parole et après avoir dénoncé le tract dans sa forme plus que dans son fond, il a rappelé le fonctionnement du travail parlementaire en expliquant la façon dont cet amendement avait été voté au Sénat et a insisté sur le fait qu'il avait été voté par tous les sénateurs. Ensuite, il a expliqué que depuis le 7 octobre 2009, date de l'adoption de l'amendement du sénateur Vial qui remet donc en cause l'application de la loi littoral, aucune des associations signataires du tract de mobilisation n'est venue à sa permanence pour le saisir et le sensibiliser à ce sujet, ce qu'il a regretté. Le seul qui est venu le voir est le représentant de la FDSEA, Christophe Léger (présent dans la salle hier soir et dont le travail a été aussi salué par Bernard Bosson), qui lui a expliqué le point de vue de son syndicat, ce qui a débouché sur la cosignature par Lionel Tardy d'un amendement qui permet de revenir à la case départ, c'est à dire à la loi de 2005.

    En conclusion de cette soirée, l'ensemble des associations et partis politiques signataires du tract soutiennent et appellent à soutenir l'amendement voté à l'unanimité en commission à l'Assemblée Nationale et dont Lionel Tardy est cosignataire. 

    La réunion s'est donc bien passée et l'ensemble des participants, dont Lionel Tardy, s'en sont félicités, ce qui n'était pas gagné vu la mobilisation importante et les deux/trois excités qui étaient dans le public. Nous nous sommes quittés tard, ce fut une soirée peu banale qui a rassemblé tout ce que le bassin annecien compte de responsables associatifs environnementaux et politiques.

    Je soutien aussi cet amendement qui permet un retour à l'origine et à l'esprit de la loi et ainsi une protection garantie de notre environnement et de notre économie agricole.

  • Etats généraux de la dépense publique

    1286485835.jpgNotre député Lionel TARDY organisait hier soir une réunion publique à la salle Pierre Lamy à Annecy dans le cadre des Etats généraux de la dépense publique. Après le conseil de C2A, je me suis donc rendu à cette réunion. Une présentation synthétique des chiffres liés à la dépense publique a été faite par le député, en ce qui concerne l'Etat, les collectivités territoriales et la sécurité sociale. Il est interessant, dans la démarche, de rencontrer les français pour évoquer avec eux cette question cruciale de la dépense publique et recueillir leurs avis. Chacun sait combien l'état français est endetté. Cela fait bientôt 30 ans, que tous les élus, quelque soit leur étiquette politique, creusent année après année le déficit abyssal de notre pays. De promesses d'économies en promesses de rigueur de gestion des comptes publics, tous ont largement contribué à accentuer ce déficit. Comment pouvons-nous continuer comme cela ? C'est la question qui est posée.

    Le débat était interessant à plus d'un titre. J'ai été surpris de constater à cette occasion que nos concitoyens ont une vision assez partielle des dépenses publiques au niveau des collectivités locales. Il faut faire de l'information, c'était d'ailleurs le but de cette réunion. Il faut sans cesse expliquer, démontrer, détailler les choix et les dépenses qui sont ordonnés par les élus locaux. Il faut se garder aussi d'avoir un discours paradoxal qui veut que d'un côté on se plaint de payer trop d'impôts et de l'autre on demande toujours plus à la collectivité (équipements sportifs, crèches, garderies, cantines scolaires, policiers municipaux...). La difficulté pour les élus locaux est à la fois de contenter leurs concitoyens (et électeurs) et de maîtriser les dépenses. Rappelons à ce sujet que les collectivités locales, contrairement à l'Etat, sont obligées de présenter des budgets équilibrés.

    Il est donc important de réfléchir à la dépense publique, car c'est notre argent à tous, mais aussi garder à l'esprit que la majorité des élus locaux ont ce souci de bonne gestion et que les budgets qui sont présentés dans les collectivités sont élaborés pour répondre aux besoins des habitants et du territoire. Enfin, ne pas perdre de vue que les élus nationaux sont, pour la quasi totalité d'entre eux, des élus locaux et qu'à ce titre ils savent combien il est difficile de gérer une collectivité en matière financière.