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lac d'annecy

  • SILA et C2A : la question Thierry BILLET

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    Y-a-t-il conflit d'intérêt entre les responsabilités publiques et privées de Thierry BILLET (maire-adjoint d'Annecy, vice-président du SILA et avocat de profession) ?

    La question fut pour la première fois soulevée par Madame le Maire de Veyrier-du-Lac lors de la réunion de la commission "Lac et prospective" au SILA le 21 septembre dernier et à laquelle j'assistai. Les journaux locaux (Essor Savoyard d'abord, puis Dauphiné Libéré) avaient évoqué dès la fin de la saison estivale le différend qui oppose les usagers des rives du lac aux propriétaires de maison sur la commune de Veyrier-du-Lac. En effet, l'exaspértion des riverains était à son comble quant aux fréquentations des rives du lac à proximité de leurs maisons au niveau de Chavoires. L'accès a cet endroit avait été fermé par arrêté municipal pour des raisons de sécurité liées au mauvais état de la promenade. Une association avait alors vu le jour pour obliger la mairie à réouvrir les accès et la promenade à cet endroit du lac. L'affaire paraissait à première vue sans conséquence particulière.

    Le problème a prit une nouvelle ampleur lors de cette réunion de la commission du SILA le 21/09 où Madame le Maire de Veyrier-du-Lac a demandé des explications à Monsieur BILLET quant à son rôle dans cette affaire et comment il se positionnait en tant que vice-président du SILA. Les élus présents ont été surpris de cette question qui n'était pas inscrite à notre ordre du jour ! Mais la question était maintenant posée publiquement et Monsieur BILLET n'a pu clairement, probablement du fait de l'effet de surprise, se positionner. La question aurait pu en rester là. Mais au dernier conseil d'agglomération de la C2A ce jeudi 1er octobre, la question a été reposée, avec acuité, par un collègue élu d'Annecy-le-Vieux et siégeant comme moi à la commission "Lac et prospective" du SILA, Bruno BASSO. Je vous livre l'intégralité de son intervention devant les délégués de la C2A :

    Cet été, un petit groupe de personnes se faisant appeler les « ami(es) du petit mur » a milité pour réclamer la réouverture d'un coin bien connu des nudistes, où ils avaient l'habitude de se retrouver au bord du lac à Chavoires.
    Ils ont bénéficié de l'appui d'Europe Ecologie, mouvement politique connu pour être conduit par des personnes comme José Bovet. Le problème, c'est que des activistes terrorisent désormais les riverains qui sont harcelés et systématiquement intimidés. Cette attitude est totalement irresponsable et condamnable, comme nous l'a rappelé au SILA, le Secrétaire Général de la préfecture.

    Mais, là où nous devons nous poser des questions, c'est sur le rôle de M. BILLET dans cette affaire.
    En effet, cet été, c'est en utilisant sa casquette de Vice-président du SILA, un syndicat où nous, agglomération, nous l'avons élu pour qu'il nous représente, que M. BILLET a fait la promotion d'une manifestation et d'une pétition des « ami(es) du petit mur ». Puis, c'est lui-même qui a apporté cette pétition à la préfecture.

    Là où nous sommes en droit de nous interroger, c'est aussi sur la notion de conflit d'intérêts. Car, c'est le cabinet de Maître BILLET qui travaille pour défendre les intérêts de ces personnes, par l'intermédiaire d'une de ses propres avocates. Elle a d'ailleurs remis de nouvelles signatures de la pétition en mairie de Veyrier du Lac, pour continuer à mettre la pression sur la municipalité.

    Cette affaire de mélange des genres, nous pose donc deux questions :

    - Est-ce que M. BILLET est venu déposer la pétition en tant que politicien écologiste, en tant qu'avocat ou alors en tant que vice-président du SILA ?

    - S'il y a conflit d'intérêts, nous devons alors nous poser la question : est-ce que M. BILLET a toujours la légitimité pour continuer à nous représenter au sein du SILA ?

    Je pense en effet que la question peut être légitimement, sereinement et sans polémique, posée. Ce d'autant plus, que l'indépendance des élus quant aux affaires publiques dont ils ont la responsabilité, et ce dans tous les domaines, doit de nos jours être sans équivoque et exemplaire. Nous devons cette clarté à nos administrés pour mettre en adéquation nos discours avec nos actes.

    A suivre donc...