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Communauté d'Agglomération d'Annecy (C2A)

  • Challenge de la sécurité routière 2012

    Samedi 1er octobre la commune de Quintal organisait le traditionnel challenge de la sécurité routière. Ce challenge regroupe de élus et des agents des 13 communes de l'agglomération d'Annecy, depuis 10 ans, autour du thème de la sécurité routière. L'objectif est de faire en sorte que chaque élu et technicien s'approprie l'enjeu sécurité routière dans ses activités quotidiennes et de faciliter les échanges entre élus techniciens et habitants sur ce thème.

    L'équipe de Cran-Gevrier, dont je faisais partie, était composée de 5 membres.

    12 équipes étaient réparties autour de 6 ateliers individuels et 2 épreuves communes :

    • le constat à l'amiable
    • l'alcool et la drogue
    • perte d'adhérence
    • gestes de premier secours
    • SIBRA (conduite d'un bus)
    • simulateur de conduite
    • code de la route (commune) 
    • quizz (commune)

    Le concours de l'affiche a été remporté par la commune de Pringy. L'affiche de Cran-Gevrier a été classée troisième. Notre slogan était "Avec ta ceinture, tu assures !"

    La commune de Cran-Gevrier a gagné le challenge, nous organiserons donc l'épreuve en 2012.

    challenge sécurité routière C2A,cran-gevrier,quintal,vincent pacoret

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  • 28ème édition du festival du film italien

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    Aujourd'hui commence le 28ème festival du cinéma italien, jusqu'au 5 octobre. Les films en compétition ou mis à l'honneur seront diffusés à Bonlieu, à La Turbine à Cran, aux Nemours, à Novel, à l'Auditorium de Seynod et enfin au Rabelais à Meythet.

    Ce festival contribue depuis bientôt 30 ans au rayonnement culturel de notre agglomération. Des films, mais aussi des documentaires, seront en compétition. Un hommage rétrospectif sera rendu à l'acteur Gariele Ferzetti.

    A noter la participation du Conseil Général de Haute-Savoie à l’occasion de cette 28ème édition d’Annecy Cinéma Italien, par le biais de l'ODAC (Office Départemental d'Action Culturelle).  Grâce à cette aide, des salles "art et essai" ou associatives du département se joignent à l’événement et se mettent en réseau pour proposer un film italien récent.

    Pour l'édition 2010, deux expositions seront réalisées, en collaboration avec le Centre Cinema Città di Cesena. La première participe àl 'hommage rendu à Gabriele Ferzetti, acteur, et la seconde propose « Voyage en Italie 2. Photos de plateau du cinéma italien de 1960 à 1989 », réalisée en collaboration avec  la Biennale de Venise et la région d'Emilie-Romagna. 

    Je vous invite vivement à aller découvrir le cinéma italien à cette occasion, la sélection, de qualité, réserve toujours des découvertes agréables. J'assisterai, comme chaque année, à la clôture et la remise du prix ce samedi.  

  • Association des Sourds d'Annecy (ASA)

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    J'étais convié ce soir par le Rotary Club d'Annecy, dont le siège est à Cran-Gevrier, à la remise d'un chèque de soutien à l'action menée par l'Association des Sourds d'Annecy (ASA). Le Rotary versait ainsi le bénéfice d'un concert de musique classique qu'il avait organisé le 12 mars dernier au Château d'Annecy au profit de l'ASA et qui avait réunit 300 personnes.

    Le Rotary s'inscrit par ce type d'action dans sa mission de service et de solidarité. Cette rencontre fut l'occasion de mieux connaître cette association qui travaille pour une meilleure intégration des sourds et malentendants sur le bassin annecien, en organisant des rencontres et activités culturelles et sportives ainsi que des sorties nature et des échanges. Leur président, Frédéric CARLIOZ, nous a exposé les buts et activités de l'ASA, ainsi que les besoins et les difficultés qu'ils rencontraient. Je vous invite à visiter leur site : http://www.asannecy.fr/

  • 3ème édition du Festival Petit Patapon

     

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    J'étais ce matin, à 11 h 30, à l'inauguration du festival "Petit Patapon" par la MJC Archipel Sud à l'école Vaugelas à Annecy. L'an passé, l'inauguration se faisait à "La Serre" siège de Cran-Gevrier Animation (CGA) à Cran-Gevrier. Ce festival, qui fête cette année sa troisième édition, a été initié par les professionnels de l'animation de l'enfance. Plusieurs communes participent à cet événement, Chavanod, Cruseilles, Faverges, Saint-Julien, Thônes, Annecy, Annecy-le-Vieux, Meythet et Cran-Gevrier. Cette collaboration donne corps à une superbe initiative en direction des 0-6 ans. Grâce au travail des bénévoles et des salariés des différentes structures partenaires, nous pouvons pendant 15 jours, faire découvrir des spectacles et animations à nos jeunes enfants. Je salue le travail des nombreux bénévoles qui, avec un petit budget, arrivent à faire une manifestation de qualité, appréciée par un public de plus en plus nombreux. Je vous invite à visiter leur site pour découvrir leur programme : http://petit.patapon.over-blog.com/
  • Assemblée générale de la "Société des Amis du Vieil Annecy"

    Une salle comble hier soir à l'assemblée générale de la "Société des Amis du Vieil Annecy", salle Yvette Martinet. Le président Michel Amoudry nous a fait un résumé des activités de l'année, qui furent riches, et un bilan du nombre d'adhérents qui est en augmentation. Cette société, à laquelle je suis très attaché depuis de nombreuses années, voit ses actions se diversifiées. Des cycles de conférences sont régulièrement organisés, "Les mardis du vieil Annecy", dont les cahiers sont publiés et rencontrent un succès croissant et biensûr il y a la revue "Annesci", dont le dernier numéro est le troisième tome de la série consacrée aux noms de rue d'Annecy, écrite par Georges Grandchamp. 

    Je vous invite à visiter le site de la société et pourquoi pas à adhérer si vous êtes passionnés d'histoire locale : http://www.amisduvieilannecy.fr/

     

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    Maison Gallo, siège de la Société
  • "Le point commun" à la commission culture de la C2A

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    Hier soir se tenait à la salle Renoir à Cran-Gevrier la commission culture de la C2A. L'occasion de faire un point sur les projets en cours au niveau de l'agglomération, mais aussi de faire visiter aux membres de la commission les locaux du centre culturel Renoir. Nous avons rendu visite au « Point commun », lieu ouvert depuis le 23 janvier 2010. Le « Point commun » est un lieu culturel original sur la C2A, dédié à la création contemporaine sous toutes ses formes. Cet espace, géré par l'association C.va.D (Cultivons une vision artistique différente), a été pensé pour la rencontre et le dialogue entre artistes et publics, il comprend un espace de création (l'atelier), un espace de diffusion (le lieu d'exposition) et un espace de médiation et d'échanges (le café). Ce local a pour vocation d'accueillir des résidences d'artistes plasticiens, des expositions d'art contemporain, des spectacles, des ateliers et des soirées découvertes. Les résidences sont l'occasion d'accueillir des artistes pour une durée de six semaines à deux mois. 

    L'association C.va.D a déjà reçu en résidence Clara Fanise, avec son exposition « Alentours » qui est proposée du 6 mars au 18 avril 2010. Elle succède à celle de Sigrid Coggins et du collectif Irkoutsk qui avaient présenté « Le cri du rêve, l'écrit des rêves ». Actuellement,  l'artiste Céline Froidevaux, photographe d'origine suisse, occupe l'atelier et inaugurera le travail en cours le 24 avril à 18 heures. Nous avons pu échanger avec cette dernière sur son travail et ce qu'elle pensait d'un tel équipement. Le public est au rendez-vous et participe de plus en plus nombreux aux ateliers et aux débats du café. Le lieu vaut vraiment le détour, je vous encourage à leur rendre visite en famille. La participation et le dialogue avec le public sont réellement privilégiés.

  • Speriamo che...Espérons que...

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    Beaucoup de monde ! Beaucoup d'habitants d'origine italienne et leurs amis des communes de l'agglo étaient présents ce soir. On le sait, les italiens représentent depuis longtemps une communauté d'origine importante sur notre bassin de vie, surtout à Annecy et Cran-Gevrier que l'on surnommait un temps "la petite Italie". Des grands noms restent connus dans certains secteurs économiques comme le bâtiment et le commerce. En tant que membre de la commission culture de la C2A, j'assistai donc ce soir à l'inauguration de l'exposition qui présente ces italiens qui ont traversé les Alpes, depuis 150 ans, parfois au péril de leur vie, pour venir s'installer et faire souche en Haute-Savoie. Cette exposition, qui s'intitule "Speriamo che...,Espérons que...", présentée au Palais de l'Isle et qui retrace l'histoire de ces émigrants, est très bien faite et très émouvante.

    Monsieur François Forray, membre de l'Académie de Savoie et Madame Andréa Caprioglio, fondatrice d'une association piémontaise et conseillère municipale de Chambéry, sont à l'origine de la réalisation de cette exposition qui est enrichie par un livre édité dans les deux langues, français et italien.

    Je vous encourage à visiter tous les jours jusqu'au 11 mars, sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 17h, au Palais de l'Isle.

  • Débat sur la politique foncière au dernier conseil de la C2A

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    Jeudi 17 décembre se tenait la dernière séance de l'année du conseil d'agglomération d'Annecy. Parmi les points à  l'ordre du jour, nous avions le débat d'orientation budgétaire pour 2010 et le débat d'orientation sur la politique foncière de l'agglo. Ces deux points ont tenu leurs promesses et ont donné lieu à des échanges parfois houleux. C'est au sujet de la politique foncière que les débats ont été les plus nombreux et surtout les plus vifs, au point que Jean-Luc Rigaut demanda une suspension de séance, la première du mandat. Car il faut bien le dire, le consensus politique de façade qui prévaut à la C2A habituellement a cette fois volé en éclat.

    Au prétexte d'un débat sur la politique foncière présenté par Michel Amoudry, c'était en réalité l'opportunité d'adhérer ou non à l'Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie (EPF, établissement qui fait du portage foncier pour le compte des collectivités, leur facilitant ainsi leur politique d'investissement financier en la matière, pour la création par exemple de zone d'activités économiques ou de logements sociaux) qui était véritablement l'enjeu. Le président de la C2A voyant bien que le débat s'envenimait a choisi l'option (étonnante à mes yeux) de nous proposer de voter pour savoir si on devait voter sur l'adhésion ou non à l'EPF ! On vote pour savoir si on vote ! Alors que nous aurions pu voter directement, et à bulletin secret comme certains le demandaient, pour savoir si nous voulions cette adhésion à l'EPF. Ainsi va parfois la vie démocratique...Nous avons en définitive assisté à une sorte de psycho drame politique, les uns criant à la manipulation de l'ordre du jour, les autres à la mort de la politique foncière de l'agglomération, le tout pendant plus de 2 heures...pour finir par décider de ne rien décider.

    Pour ma part j'ai trouvé tout cela bien excessif et je suis convaincu qu'un nouveau débat aura lieu par la force des choses en 2010 sur les orientations indispensables que l'on devra prendre en matière de politique foncière. Car cette adhésion serait profitable à l'ensemble des communes de l'agglo, sachant que nombre d'entre elles peinent à mobiliser l'argent nécessaire à ces investissements indispensables à notre développement et notre dynamisme. C'était donc reculer pour mieux sauter. A suivre.

  • Conférence du Professeur Albert Jacquard à Annecy-le-Vieux

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    Hier soir, l'Université de Savoie organisait, dans le cadre de son 30ème anniversaire, une conférence du professeur Albert Jacquard, célèbre généticien et philosophe, auteur prolixe et populaire. J'ai souvent eu l'occasion de l'entendre à la télé, et ce type de conférence étant rare sur l'agglo, il m'est apparu interessant d'aller écouter ce que ce vieux monsieur respectable et érudit avait à nous dire sur la "spécificité de l'homme".

    Son exposé était interessant, il a tout d'abord abordé la notion du temps et de sa relativité, citant le prix Nobel de physique Richard Feynman qui disait que "le temps, c'est ce qui passe quand rien ne se passe" et exposant sa propre vision du temps qui passe qui consiste en "rien". Pour lui le temps n'est rien, il est simplement l'importance qu'on lui donne et la perception que l'on en a au moment où on y pense. Il a ensuite parler de la notion de conscience de notre vie, de notre "moi" et de notre façon de voir la reproduction de l'espèce. Il dit à ce sujet, sur le ton de la semi-plaisanterie, que "lorsque l'on fait des enfants, on fait n'importe quoi", (déclenchant quelques rires dans une salle de plus de 1000 personnes). Il voulait dire par là que chaque petit d'homme est unique, que chaque humain est exceptionnel en cela qu'il est unique.

    Ce qui le conduit à donner son avis sur le système éducatif, qu'il ne souhaite pas voir encourager la compétition entre les élèves (il est contre la notation), et l'organisation sociétale de l'humanité qu'il souhaite voir reposer sur l'absence de propriété, un partage et un accès égal aux richesses naturelles et une organisation sanitaire prenant en charge tous les malades. Tout cela au nom d'un principe cher au professeur Jacquard : la spécificité de l'homme, qui est l'animal le plus intelligent, le seul qui ait conscience de sa vie et qui soit en mesure de se projeter dans l'avenir. L'homme doit mettre à profit cette qualité au bénéfice d'un but qui ait du sens, son élévation et son égalitarisme.

    C'était donc passionnant. Mais certaines de ses idées m'ont paru très utopistes et j'ai regretté qu'il ne prenne pas suffisamment en compte la "nature" humaine pour nous parler de sa "spécificité".

  • Le devenir du site de l'ancien hôpital d'Annecy

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    Cela faisait un certain temps que je souhaitais évoquer sur ce blog le futur projet à l'emplacement de l'ancien hôpital d'Annecy. Il a été présenté à la presse et au public voilà quelques mois et il est, comme chacun sait, l'oeuvre de l'"Atelier Christian de Portzamparc".

    Depuis nous avons entendu beaucoup d'avis sur ce projet. Pour ma part, j'ai du mal à avoir un avis tranché. Je dois avouer que sur le coup j'ai été déçu. La première impression passée, le projet "digéré", je me suis posé pas mal de questions. Dans ces cas là je me dis qu'il ne faut pas juger à la va-vite, qu'il faut prendre le temps de la réflexion. Je l'ai pris, donc je vous le livre.

    En matière d'architecture, comme en matière d'art en général, les avis peuvent être multiples mais toujours respectables, ce doit être le postulat de départ, il n'y a pas de goûts supérieurs aux autres. Je pense que la qualité d'un projet architectural tient en premier lieu à l'analyse du site et à l'investissement du lieu et de la situation (qui est en l'espèce exceptionnel comme l'a dit de Portzamparc).

    Tout d'abord un petit point sur l'auteur du projet. Christian de Portzamparc a étudié aux Beaux-Arts de 1962 à 1969, notamment dans l'atelier d'Eugène Beaudouin. La découverte de Le Corbusier l'a poussé à s'orienter vers l'architecture. Il s'est toutefois écarté dès cette époque de l'architecture moderniste inspirée des théories de Le Corbusier, estimant qu'on ne pouvait pas, à Paris, faire table rase du passé. Ni à Annecy d'ailleurs...j'aurai envie de lui répondre. Portzamparc est une de nos gloires actuelles en matière d'architecture. Il a été récompensé par le prix Pritzker en 1994 (une sorte de Nobel de l'architecture). Son concept phare est celui de "l'îlot ouvert" en opposition aux deux types d'îlots qui ont dominé l'architecture depuis le 19ème siècle : le bloc haussmanien (avec façade continue sur la rue et cour intérieure) et le plan ouvert des grands ensembles, dans lequel les immeubles ne s'orientent plus par rapport aux rues.

    J'ai relevé que Portzamparc avait déclaré un jour que "l'architecture et l'urbanisme ne font qu'amplifier la guerre des classes. Ils n'en sont pas la cause. Il faut se souvenir qu'à Harlem et dans certaines banlieues de Chicago, ce sont des quartiers fort bien conçus, harmonieux au départ, qui étaient devenus des ghettos délabrés. L'architecture ne peut pas tout". Il a raison, je suis tout à fait d'accord avec cela et en lisant cette déclaration j'ai immédiatement pensé au projet d'Annecy. Si, comme il le dit lui-même, un projet paraît harmonieux au départ, il ne faut pas perdre de vue qu'il peut vite se délabrer, devenir ringard et/ou mal intégré à son environnement.

    Dans le nombre impressionnant de ses réalisations à travers le monde, j'ai lu que pour l'une d'elles, l'opération "Paris Rive-Gauche", son objectif était de "donner au quartier un caractère basé sur l'alternance de hauteurs, de couleurs, de matériaux et de styles architecturaux". Je regrette du coup qu'il n'ait pas eu les mêmes objectifs pour le site d'Annecy qui donne, qu'on le veuille ou non, une désagréable impression d'uniformité. Car il est indispensable, comme je le dis plus haut, de prendre en compte le paysage, sans oublier que de toute façon, l'intervention de l'homme est toujours une atteinte à ce paysage. Maintenant tout est une question de goût et de culture. Je pense qu'il n'existe pas de "belle architecture" mais DES architectures correspondant à DES architectes ayant une culture propre. Chacun peut donc divaguer pompeusement pendant des heures pour vanter tel ou tel projet, ce ne sera que son avis. Certaines personnes m'ont expliqué en pontifiant sur l'architecte, sa poésie, la rhétorique de ses édifices, les émotions qu'il procure, que ce projet était tout simplement génial et restera dans les livres ! Ma foi ! D'autres m'ont inversement expliqué que ce projet était raté, ne servait finalement que les intérêts des politiques (gloire) et des responsables communication (événementiel, marketing autour du projet) et était le symbole de notre époque qui ne vit que par l'image et les alibis (notoriété de l'architecte).

    Il est vrai que malgré sa notoriété internationale, le style de Portzamparc ne fait pas l'unanimité et ses réalisations à Manhattan, au Japon ou à Berlin sont sujettes à polémique : certains parlent de « renouveau architectural », d'autres de « frivolité postmoderne ». Le risque, lorsque l'on demande à un architecte aussi connu de conduire un projet, est de s'attirer plus de critiques qu'à l'accoutumée. Il faut l'accepter, sinon il ne fallait pas prendre une "vedette". Avec une signature si prestigieuse, l'espérance est grande et la déception risque de l'être plus encore.

    En conclusion, il est vrai que la notion d'esthétique est relative et subjective, s'ancrant dans un espace et une période. Toutes les œuvres sont jugées, celle de Portzamparc à Annecy ne peut y échapper ! J'aurai aimé, devant un projet si important en terme d'image pour notre agglomération, que de Portzamparc propose plusieurs hypothèses, cela n'aurait rien gâché et la population aurait pu en débattre. Personne ne détient le goût et la vérité en matière d'art, d'architecture et d'urbanisme, le passé nous l'a montré.

    Je vous laisse apprécier certaines de ses plus prestigieuses réalisations dans le monde. J'ai la chance d'avoir vu celle de New-York il y a un an (Tour LVMH) et celle de Berlin il y a quelques semaines (ambassade de France au pied de la Porte de Brandenburg)

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                                                     Ambassade de France - Berlin
     
     
     
     
     
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                                                      Quartier Lille II
     
     
    Cité de la musique - Paris
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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                                                                           Logements à Fukuoka - Japon
    Logements Hautes Formes - Paris
  • Commission culture à la C2A

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    J'étais hier soir à la commission culture de la C2A (agglo d'Annecy). Nous avions à l'ordre du jour l'étude des propositions budgétaires de la direction des affaires culturelles pour 2010. Le budget qui sera proposé par les deux vice-présidentes à la culture sera en hausse, suivant les options retenues, de 3,5 % à 6 % environ, par rapport à 2009. La conjoncture économique et financière ne plaide pas à priori pour une hausse des budgets. Cependant, et je m'en suis déjà expliqué sur ce blog, je crois fermement au fait que la culture ne doit pas être la politique affectée en premier lieu par la baisse des recettes des collectivités. Je sais, j'entends d'ici, certain dire qu'il y a des choses plus importantes à financer que la culture, que tout cela n'est pas utile en ces périodes de crise, que l'on met trop de moyens dans ce secteur et qu'il faut recadrer ces dépenses, etc, etc...Je ne le crois pas. La crise nous apporte son lot de malheurs, de drames humains, de morosité ambiante, de stress, de peines...Est-ce nécessaire d'en rajouter ? Ne faut-il pas au contraire soutenir l'action culturelle publique (bibliothèques, musées, salles de spectacles, conservatoire et écoles de musique...) dans ces périodes justement moroses ? Ne faut-il pas offrir à la population en temps de crise toujours autant de possibilité de se divertir, de se distraire, de se cultiver, d'écouter de la musique, de voir des spectacles ?

    Tous les indicateurs chiffrés nous prouvent que jamais en période de crise, les cinémas et les concerts n'ont accueilli autant de spectateurs ! Les ventes de livres sont en forte hausse, les expositions, les théâtres et les festivals n'ont jamais autant vu de visiteurs que depuis un an. Pour une raison bien simple, les gens ont besoin de se changer les idées, de rencontrer du monde, de se divertir ! En cette période de crise, la culture fait donc office de valeur refuge pour les gens. Beaucoup d'économistes s'accordent à dire que les ménages ne réduisent pas leurs dépenses culturelles en période de récession, au contraire. L'Etat lui-même avait annoncé en début d'année, par la voix du président de la République, une rallonge de 100 millions d'euros allouée au patrimoine et le déblocage de la totalité des crédits gelés pour le spectacle vivant dans le budget de la Culture, soit un peu plus de 30 millions d'euros.

    La culture doit donc être vu par les décideurs comme un élément à part entière de la relance économique et surtout comme un facteur apaisant socialement pour beaucoup de gens. A ce sujet, qui se souvient que dans les années 30, en pleine dépression américaine, l'instigateur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avait massivement investi dans la culture ? Le Federal Art Project avait recruté 5 300 peintres pour décorer les lieux publics et le Federal Music Project employait jusqu'à 16 000 musiciens et organisait des milliers de concerts dans tout le pays ! On sait le succès de ce plan de relance américain.

    Pour revenir et terminer sur le budget culture de la C2A, j'espère donc qu'il ne connaîtra pas d'érosion trop importante. Nous verrons ce que décident les membres du bureau de l'agglo dans quelques jours. A suivre.