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Actualité nationale - Page 2

  • Sommet social : la question des retraites

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    Les retraites seront le sujet le plus sensible du sommet social qui s'ouvre aujourd'hui. Notre régime de retraite, qui date de 1945, est dit « par répartition ». Ce système voulait se fondre sur la solidarité entre les générations. Ainsi, chaque année, le total des cotisations versées (par les actifs et par leurs employeurs) est réparti entre les retraités. Les cotisants acquièrent eux-mêmes des droits sur les générations futures, qui financeront à leur tour leur retraite lorsqu'ils cesseront de travailler. On parle depuis des années de la nécessaire réforme de ce régime, faute de quoi il explosera à cause de son déficit. Déficit essentiellement du à l'évolution démographique. En 2010, le déficit pourrait dépasser les 10 milliards d'euros. Une réforme est-elle donc cette fois devenue indispensable ?  Sur le long terme, l'équilibre financier du système par répartition est donc gravement menacé. Selon des projections remontant à 2006, le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités devrait diminuer, passant de 182 actuellement à 121 cotisants pour 100 retraités, d'ici à 2050. En retenant un scénario de base optimiste, le besoin de financement des retraites s'élèverait à près de 25 milliards d'euros en 2020, soit 1 point de PIB. Mais le premier ministre François Fillon avance des chiffres encore plus alarmants, d'après lui il ne manquerait pas moins de 100 milliards en 2050 ! Comment donc préserver de la faillite notre système « par répartition » ?

    Il existe trois paramètres sur lesquels on peut jouer : la durée de la vie active, le montant des cotisations des salariés et des entreprises et celui des pensions des retraités. Ce dernier paramètre, vu le faible montant de nombreuses pensions de retraite ne paraît pas envisageable. Le premier paramètre, celui de la durée de cotisation paraît être celui sur lequel on peut jouer, avec celui de la hausse des cotisations pour les entreprises. Pourtant six français sur dix déclarent que la retraite à 60 ans est un acquis social. Comment faire alors s'il n'y a pas de soutien populaire à cette réforme indispensable de l'avis de la majorité des partenaires sociaux ? Le recul de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure qui réduirait le plus fortement le déficit. Selon des projections, un report à 62 ans générerait 6,6 milliards d'euros de recettes en 2020. Mais il y a un problème majeur à cela dans notre pays, les entreprises, si prompts à donner des leçons économiques, ne recrutent que très rarement les salariés au-delà de 55 ans et le taux d'emploi des 55-64 ans stagne autour de 38 % ! Ce sont les chiffres donnés par l'INSEE. Il faut donc une révolution des mentalités de chaque côté, chez les salariés mais aussi chez les dirigeants d'entreprise, si on veut tendre à une réforme acceptable pour tout le monde. Le gouvernement doit donc faire pression sur l'ensemble des partenaires sociaux (patronat et syndicats de salariés) pour que les nouvelles règles soient acceptées par le plus grand nombre. Il faudra de toute façon arriver à un accord, autant que celui-ci soit négocié. Le Parti socialiste, par la voix de Martine Aubry, s'est dit ouvert à la négociation avec le gouvernement et la première secrétaire a même publiquement envisagé un report de l'âge de départ à la retraite vers 61 ou 62 ans...avant de se raviser ! Elle n'aurait pas du céder à l'aile la plus à gauche de son parti et maintenir le cap sur une position responsable qui était toute à son honneur. La CFDT est prête aussi à discuter d'un allongement de la durée de cotisation, sous certaines conditions. La CFE-CGC, veut bien aussi un allongement mais propose en parallèle de taxer les revenus sur les entreprises françaises qui produisent à l'étranger. Pourquoi pas ? Il ne faut pas de tabous dans cette large négociation, ni du côté des salariés, ni du côté des entreprises.

    Certes, ce n'est drôle pour personne de se dire que l'on devra travailler plus longtemps, encore moins pour ma génération. Mais que faire ? Se mettre la tête dans un sac et dire que l'on verra bien le moment venu ? Je ne crois pas que se soit une attitude responsable. Les chiffres sont éloquents, il faut trouver des solutions. L'allongement en est une, à condition que les entreprises cessent entre autres d'ostraciser du marché de l'emploi les 55-64 ans. A suivre.

  • Plan de relance gouvernemental : un point sur la Haute-Savoie

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    Le Plan de relance de l'économie initié par le gouvernement continue de produire ses effets. Avec les 26 milliards d'euros investis, l'économie de notre pays, et de notre département en particulier, est donc soutenue. J'avais communiqué un premier bilan au mois de septembre. Voici les dernières données à jour, à la fin du mois de janvier pour la Haute-Savoie :

    Investissements et activités économiques soutenus par l'Etat :

    1. montant des investissements publics engagés : 3 417 689 euros
    2. montant des investissements des collectivités locales associés au FCTVA : 61 377 085 euros
    3. nombre de logements sociaux et privés financés : 1829
    4. nombre de véhicules ayant bénéficié de la prime à la casse : 6 517

     Emplois sauvés, créés ou aidés :

    1. nombre d'emplois aidés par l'Etat depuis le 1er janvier 2009 : 19 579
    2. nombre de personnes aidées à entrer dans la vie active depuis le 1er janvier 2009 : 4 109
    3. nombre de personnes aidées à reprendre un emploi depuis le 1er janvier 2009 : 2 881
    4. nombre d'entreprises soutenues par une intervention de l'Etat, notamment un prêt, une garantie ou un investissement : 599

     Justice :

    1. 20 309 980 euros apportés aux 118 786 foyers les plus fragiles

    Nous constatons, depuis quelques semaines, un frémissement de reprise de la croissance et les prévisions données sont plutôt encourageantes. Je pense qu'il faut néanmoins rester très prudent vu la conjoncture financière mondiale.

  • 150ème anniversaire de la réunion de la Savoie à la France

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    "Nos cœurs vont où coulent nos rivières"... par conséquent vers la France. Cette formule était très courante en 1860, année du vote pour le rattachement de la Savoie à la France et je trouve qu'elle illustre bien le sentiment francophile qui était répandu depuis longtemps dans nos provinces de Savoie.

    Nous sommes donc dans l'année du 150ème anniversaire de cette réunion de la Savoie à la France. C'est un évènement important pour toutes celles et tous ceux qui s'interessent à l'histoire de notre région et/ou qui se sentent attachés à ce territoire historique qu'est la Savoie. C'est mon cas. Je voulais donc vous informer des sites internet créés à cette occasion, ils vont relayer les manifestations organisées pour cet anniversaire durant l'année et offrent la possibilité de réviser notre histoire de cette période.

    Je participerai à ces manifestations en proposant une communication historique le week-end du 11 septembre dans le cadre du 43e congrès des Sociétés savantes de Savoie, sur le thème "La Savoie et ses voisins dans l'histoire de l'Europe" à Annecy au Conservatoire d'art et d'histoire et au château de Montrottier. Cette journée sera Présidée par Jacques Berlioz, directeur de l'Ecole nationale des chartes et cette manifestation proposera une vingtaine de communications sur l'histoire de la Savoie (le samedi) et des visites culturelles dans de hauts lieux historiques (le dimanche).

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  • Décès de Philippe SEGUIN

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    On vient d'apprendre le décès de Monsieur Philippe SEGUIN, premier Président de la Cour des comptes, à l'âge de 66 ans, probablement des suites d'une crise cardiaque. Je voulais simplement dire l'admiration que j'avais pour cet homme, qui était biensûr un élu (gaulliste social) mais aussi un homme de lettre et de culture, auteur entre autres de deux livres passionnants, « Louis-Napoléon le Grand », biographie de Napoléon III et « 240 dans un fauteuil », dictionnaire biographique des 240 présidents de l'Assemblée Nationale, dont il faisait partie.

    J'avais eu la chance de déjeuner avec lui il y a tout juste 10 ans de cela, en octobre 1999, à Québec, alors que j'étais en stage auprès du ministre de l'Education de la « Belle Province ». Je garde le souvenir d'un homme très abordable, avec beaucoup d'humour, à qui j'avais fais découvrir en fin de repas la pratique savoyarde de la goutte dans le café !

  • Vous avez dit identité nationale ?

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    La phrase d'Albert Camus (que le Président veut panthéoniser) n'a jamais été aussi vraie : "Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde". Je pense en premier lieu que ce débat sur l'identité nationale est bien mal nommé pour mener une réflexion si fondamentale et si complexe.

    Notre société française connaît certes depuis plusieurs années des soubresauts dans son actualité qui alimentent les pires démons, les plus glauques pensées et les plus dangereux amalgames. Cependant, le recul de la mixité et des droits des femmes dans certains quartiers, le repli communautariste, la montée des intégrismes (religieux et politiques) et la dérive sectaire de quelques françaises - parfois converties - portant le voile intégral relèvent de domaines très différents, souvent confondus, comme l'intégration, la laïcité ou la citoyenneté. Ces questions fondamentales doivent évidemment être débattues, mais concernent avant tout notre projet de société, et non notre identité. Faire le bon diagnostic suppose d'employer les mots justes. Ma formation d'historien, (complétée par un diplôme du monde arabe contemporain), m'incline à penser que l'on doit plutôt débattre pour fortifier les piliers de notre modèle républicain universaliste - la laïcité, l'égalité des chances, l'école publique - au lieu de flatter une grille de lecture nationaliste et dangereuse.

    Le débat sur l'identité nationale est donc à mes yeux une opération politique viciée. Car l'identité est forcément multiple, mouvante, résultat d'influences et de courants très divers, surtout dans un pays comme la France.

    Ce débat, et c'est en cela qu'il me dérange profondément, mène à des dérapages inévitables, une stigmatisation de l'étranger et un soupçon sur l'islam qui ne serait pas d'ici. Mais qui est vraiment d'ici ? Qui est le vrai français, celui de souche, celui de la deuxième, la troisième génération ? Pour ma part, je suis français par mon père depuis 150 ans (rattachement de la Savoie à la France) et français par ma mère depuis moins de 80 ans (grand-père maternel espagnol).

    Réfléchir à une identité nationale hypothétique, c'est faire le lit du nationalisme, en douceur, l'air de rien. Notre identité est toute personnelle, toute intérieure. Donc oui je suis français... comme 62 millions de personnes. Oui je me sens français mais je ne sais pas le définir, parce que cela reste un sentiment, une sensation, une référence à des valeurs auxquelles chacun se réfère.

    Pour autant, que la gauche considère que le simple fait de parler d'"identité nationale", cela revient à utiliser le langage de l'extrême-droite, ce n'est pas vrai. Car le débat étant lancé, si on refuse d'y apporter sa contribution, il n'y aura de définition que celle de l'extrême-droite, c'est-à-dire la définition raciale. Maintenant, si le débat prend une tournure populiste en allant chercher ce qu'il y a de plus bas chez les gens, en secouant le racisme qui dort en beaucoup de français, effectivement cela va être problématique. S'il s'agit de prendre le peuple à témoin pour une définition de l'identité nationale, on ne va pas produire quelque chose de bien intelligent. Débattre de cela impose des références et une culture assez étoffées.

    L'identité, je suis donc prêt à en discuter, mais ce qui me gêne, c'est de parler d'identité nationale car on relègue au second plan la République et ses valeurs : liberté, égalité, fraternité. Je souhaiterais qu'on parle, si débat il y a, d'identité républicaine française.

    Car je pense qu'il y a une identité française par référence à des valeurs forgées dans l'histoire de notre pays. Il y a en France une conception de l'intérêt général, catégorie éminente au-dessus de la somme des intérêts particuliers et ayant donné corps à une école française du service public à laquelle nous sommes, et je suis, particulièrement attachés. Il y a aussi une affirmation du principe d'égalité qui tend à l'égalité sociale au-delà de l'égalité juridique et qui fonde notre modèle d'intégration sur le droit du sol, contrairement à une large partie des autres pays dans le monde. Enfin, il y a je pense, une exigence de responsabilité citoyenne, aux dimensions juridiques et morales, que permet le principe de laïcité.

    Il y a donc aussi une identité française dans l'exercice effectif de la citoyenneté par des droits, des devoirs et des libertés conquis de haute lutte. La France offre à ses habitants un statut du citoyen fondamentalement politique mais aussi économique et social. La France a aussi une spécificité de démocratie locale qui rapproche le citoyen des lieux de pouvoir, en particulier dans nos 36 000 communes. Enfin, nous avons des institutions nationales sans cesse revues (quinze constitutions en deux siècles) qui font de la France un véritable laboratoire institutionnel où cinq républiques ont émergé.

    L'historien Fernand Braudel disait « que le thème de l'identité française s'impose à tout le monde, qu'on soit de gauche, de droite ou du centre, de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. C'est un problème qui se pose à tous les Français ».

    Notre modèle français a longtemps été universaliste et providentialiste. Il s'est construit au cours du temps. La France a donc connu plusieurs identités nationales. Après l'identité royale féodale, il y eut l'identité monarchique. Sont venues ensuite l'identité révolutionnaire et enfin l'identité républicaine, qui a essayé de faire la synthèse entre les précédentes. C'est le socle sur lequel nous avons vécu et qui a débouché sur l'identité démocratique qui est en vigueur de nos jours.

    Ce débat fait donc beaucoup parlé, à droite comme à gauche. Le député socialiste, Julien Dray, a encouragé récemment la gauche à participer à ce débat, en déclarant, « je ne sais pas si ce débat est justifié et souhaitable mais il est là. Et comme il est là, je pense qu'il faut y répondre ». Pour ma part je rejoins plutôt la position d'Alain Juppé qui se montre sceptique sur l'intérêt de débattre de l'identité nationale, estimant que « la question qu'est-ce qu'être français ne se pose pas vraiment et que nous connaissons la réponse ». Il cite à l'appui de sa déclaration la devise de la République: « liberté, égalité, fraternité », trois mots qui, selon lui (et moi), « restent d'une actualité totale », «Ajoutons-y la laïcité et on a l'identité française ». Il conclu son point de vue par ces mots, que je partage totalement : « Tout ce qui peut dresser les communautés les unes contre les autres, et en particulier les musulmans contre les autres, est détestable ».

    En conclusion, et de façon à pouvoir débattre sur des bases saines, avec des mots et des références justes et précis, il faudrait consulter les intellectuels, les universitaires, les historiens, et mettre des textes fondamentaux à la disposition des gens, pour éviter un débat de café du commerce. Le débat tel qu'il est engagé depuis son lancement est préjudiciable à la cohésion sociale et républicaine de notre pays, car il jette sur la place publique des notions floues, des repères faussés, des idées nauséabondes, sans barrières, sans cadre et sans garde-fou. Ce débat divise donc, sème le doute et risque d'écorner l'identité française elle-même qui est faite avant tout d'une volonté de vivre ensemble. Il est temps que ce débat dans sa forme actuelle cesse de distiller le trouble avant que son poison n'ait rendu la nation plus malade qu'elle ne l'est.

  • Nouveau logo pour Annecy 2018

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    Le comité d'organisation de la candidature "Annecy 2018" vient de révéler son nouveau logo mardi sur le Pâquier à Annecy. La manifestation s'est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont Aimé Jacquet et Edgar Grospiron. La base de l'ancien logo reste identique, des couleurs ont été rajoutées pour le moderniser et le dynamiser un peu. Espérons que celui-ci porte bonheur !

  • Congrès des maires : la réforme des collectivités en débat

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    L'ouverture ce jour du congrès des maires de France à Paris est l'occasion de faire un zoom sur les principaux points de la réforme des collectivités souhaitée par le gouvernement et qui soulève une contestation grandissante chez les maires et les conseillers généraux. Car au-delà de la réforme attendue de la taxe profesionnelle, sur laquelle je me suis déjà exprimé sur ce blog, il y a toute une série de modifications prévues concernant le mode de scrutin et l'organisation de nos collectivités. Je vous les présente résumées :

    Le conseiller territorial - un élu nouveau, une élection complexe

    Imaginée par le comité «Balladur» en mars 2009, la création des conseillers territoriaux, siégeant à la fois aux conseils général et régional, a été retenue par le gouvernement afin notamment de réduire le nombre d'élus. Ils devraient être élus pour la première fois en 2014. « Ce nouvel élu développera à la fois une vision de proximité du fait de son ancrage territorial et une vision stratégique en raison des missions exercées par la région", est-il écrit dans l'étude d'impact qui accompagne les projets de loi. Cette étude d'impact ne fait cependant mention d'aucune économie attendue de cette fusion contrairement à ce qu'avancent comme argument certains élus qui défendent cette réforme. Les 6.000 conseillers généraux (4.182) et régionaux (1.880) ne seraient donc plus qu'environ 3.000 en 2014.

    Pour l'élection de ces conseillers territoriaux, le ministère de l'Intérieur a retenu un scrutin mixte : 80 % d'entre eux seront désignés par une élection au scrutin uninominal majoritaire à un tour à l'échelle du canton ; les 20 % restants seront déterminés par un scrutin de liste à l'échelon du département : la répartition des sièges sera effectuée à la représentation proportionnelle au plus fort reste. Le Conseil constitutionnel, qui devrait être saisi, tranchera après le vote de la loi sur la légalité de ce mode de scrution au regard de nos principes constitutionnels.

    Régions et départements

    Les compétences : Le projet de loi prévoit que régions et départements seront dotés de compétences exclusives, au lieu de la compétence générale actuelle. Ces compétences ne pourront être exercées par un autre niveau de collectivité, mais cette règle sera assortie d'exceptions

    Les cofinancements : Les financements croisés ne seront possibles que pour les projets d'envergure, ou pour motif de solidarité ou d'aménagement du territoire.

    Les compétences : Si la mise en place de ce volet de la loi dépendra d'une concertation, et d'un prochain texte, l'étude d'impact rappelle en premier lieu que la part des « dépenses exclusives » des départements (les dépenses « imposées » par la loi) représente 82 % du budget des départements, et 73 % du budget des régions. Pour les départements, l'étude d'impact recense : les SDIS, les collèges, la prévention médico-sociale, l'action sociale (RMI, APA, RSA), les routes et la voirie, les transports. Pour les régions, les compétences exclusives sont : la formation professionnelle et l'apprentissage, les lycées publics et privés, les transports.

    Métropoles et intercommunalités

    Le millefeuille local va grossir. Le projet de loi ne supprime pas véritablement d'échelon. Au contraire, il ajoute trois strates : le pôle métropolitain, la commune nouvelle et la métropole. La communauté urbaine perdure dans ce paysage institutionnel des grandes agglomérations. Ceci est assez paradoxal vu les arguments que l'on entend ces derniers temps de la part des élus qui défendent ce projet de loi.

    Le pôle métropolitain : Cette organisation d'un nouveau type était absente de la première version du texte du mois de juillet. Elle a surgi in extremis, à la faveur d'une opération de lobbying de Gérard COLLOMB, président (PS) du Grand Lyon et de l'Association des communautés urbaines de France (Acuf). Le pôle métropolitain ressemble à un syndicat mixte. Fondée sur le libre consentement des parties, cette confédération de plus de 450 000 habitants rassemblera plusieurs intercos, sans obligation de continuité spatiale. Les pôles métropolitains se veulent opérationnels pour mener des « actions » en matière de « développement économique, écologique et éducatif », de promotion de l'innovation ou d'infrastructures de transport.

    La métropole : Dans la version du projet de loi datant de juillet, la métropole était, sur la base du volontariat, une collectivité de plein exercice dotée des compétences intercommunales et départementales. Mais à présent transformée en simple établissement public, la métropole ressemble beaucoup aux actuelles communautés urbaines. A quelques nuances près : du conseil général, elle reçoit les compétences de transports scolaires et de gestion des voiries départementales ; de la commune, l'intégralité de la voirie, les autorisations et les actes relatifs à l'occupation et l'utilisation du sol. L'Etat peut également lui céder des grands équipements. Le seuil est à 450 000 habitants, que franchissent les communautés urbaines de Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice et Strasbourg. Soit un potentiel de huit métropoles.

    La commune nouvelle : Ouvert à l'origine aux seuls territoires de moins de 500 000 habitants, ce volet a été élargi aux plus peuplés. Le mécanisme peut, lit-on le projet de loi, « concerner, sur une base volontaire, aussi bien des communes contiguës, à l'extérieur ou à l'intérieur d'un EPCI, que la transformation d'un EPCI en commune nouvelle ». Les anciennes municipalités souveraines seront déchues au rang de « communes déléguées », un statut très proche de celui des mairies d'arrondissement de Paris, Lyon et Marseille. Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire, l'a redit le 9 octobre à Bordeaux : "Le texte n'oblige à rien". Conséquence : le statut de communauté urbaine subsiste.

    Intercommunalités : Le projet de loi fixe deux grands objectifs. Le premier vise, « dans la mesure du possible », à parvenir à des ensembles de plus de 5 000 habitants. Le second objectif porte le nom d'« unité urbaine au sens de l'Insee ». Derrière cette appellation il y a la notion de continuité du bâti. Sur ce volet, le consensus règne. A côté de ces procédures exceptionnelles, l'avant-projet de loi encourage les fusions de droit commun, c'est-à-dire fondées sur la liberté des contractants. Jusqu'ici, entre les parties, le mieux-disant s'imposait tout de suite. Ainsi, la communauté de communes devait immédiatement s'aligner sur la communauté d'agglomération et celle en fiscalité additionnelle adopter la taxe professionnelle unique de l'autre. Désormais, avec ce texte, on donne du temps au temps. Une période d'adaptation progressive de deux ans est prévue.

    Voici donc les principaux points de cette réforme qui fait de plus en plus débat. J'aurai tendance à être assez d'accord avec ces propositions, avec des réserves cependant sur les fusions d'intercommunalités et la création des conseillers territoriaux. Pour ce dernier point je ne comprend pas l'intérêt de ce nouveau mandat. L'"économie" espérée est loin d'être prouvée, quand la collectivité devra procéder aux remboursements de frais des conseillers territoriaux qui feront d'incessants allers/retours entre la Haute-Savoie et Lyon, quand on aura défrayé les fonctionnaires de ces collectivités qui devront parcourir un territoire plus grand, et pour finir quand on sait que les indemnités de fonction de ces élus seront à priori plus importantes que celle des conseillers généraux et régionaux actuels, je ne vois pas bien les économies réalisées...Concernant les fusions d'intercommunalités, elles ne seraient pertinentes que si on avait la garantie d'une égalité de traitement des communes au sein de ces nouvelles grandes intercommunautés et à ce niveau je suis sceptique par expérience. Enfin, si l'on compte sur des économies d'échelles, rappelons nous simplement ques les intercommunalités avaient été créées pour faire faire aux mairies justement des économies d'échelles qui ne sont jamais venues...

    Je ne pouvais pas cette année, contrairement à l'an passé, assister à ce congrès, mais j'attends de voir le pouvoir de lobbying des maires réunis pendant 3 jours à Paris pour faire modifier certains points de cette réforme. A suivre.

  • La future taxe carbone

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    J'ai assisté vendredi soir à la réunion publique que tenait notre député Lionel TARDY à la salle Pierre Lamy à Annecy sur la future taxe carbone. Comme à son habitude, Lionel TARDY nous a fait une présentation très claire de cette mesure à venir. La réunion a été l'occasion d'expliquer les 3 principaux axes gouvernementaux en matière environnementale pour 2010 :

    • accélération des programmes du "Grenelle de l'environnement"
    • accélération de la croissance verte : après la France, prise de conscience planétaire de la nécessité d'un changement de modèle
    • accélération du verdissement de la fiscalité : la taxe cabone

    La réunion a également permis de faire un focus sur les 12 chantiers prioritaires du "Grenelle de l'environnement" :

    • rupture technologique dans le bâtiment neuf
    • rénovation thermique dans le bâtiment ancien
    • relance des transports alternatifs à la route
    • développement des énergies renouvelables
    • accélération de la recherche
    • prévention des risques technologiques, industriels et naturels
    • promotion de l'agriculture durable
    • protection de la biodiversité et des milieux aquatiques
    • prévention des déchets
    • exemplarité de l'Etat
    • fiscalité écologique

    Un vaste programme en somme, qui je l'espère sera réellement mis en oeuvre. Personnellement je suis plutôt favorable à cette taxe si elle permet en effet de réduire la pollution et d'encourager chacune et chacun à faire des efforts dans ce sens et à être le plus vertueux possible. Biensûr, certains diront que ce n'est pas assez, que cela ne suffira pas, etc...; j'en conviens. Mais je pense que c'est toujours mieux que rien et que cette mesure en appellera sûrement d'autres. Nous nous engageons là sur une route pour la sauvegarde de notre environnement, cette route sera longue et difficile, mais il faudra tenir le cap, pour nos enfants et nos petits-enfants.

    Le schéma ci-dessous illustre le mécanisme de cette taxe pour les particuliers :

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  • "Les virades de l'espoir" pour lutter contre la mucoviscidose

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    "Les Virades de l'espoir" est un évènement humanitaire qui a pour but de recolter des dons pour combattre la Mucoviscidose. Pour le bassin annecien, elles se déroulent depuis plusieurs années maintenant à La Balme de Sillingy. "Les Virades de l'espoir" se sont déroulées ce week-end du 26 et 27 septembre au bord du lac de La Balme avec animations, repas et soirée dansante. Donner son souffle à ceux qui en manquent : tel est le credo de cette journée de solidarité qui propose à chacun d'accomplir un effort physique (marche, course, vélo...). Ainsi, de nombreux paticipants ont fait une course autour du lac.
    Les fonds récoltés par l'association "Vaincre La Mucoviscidose" à l'occasion de ces journées sont reversés pour la recherche contre la maladie. La mobilisation est de plus en plus importante d'année en année, et l'édition 2009 n'a pas fait exception. On a pu croiser un public familial nombreux et motivé. A l'année prochaine.

  • Plan de relance gouvernemental : un point sur la Haute-Savoie

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    Le Plan de relance de l'économie initié par le gouvernement avance et produit ses effets. Avec les 26 milliards d'euros investis, l'économie de notre pays, et de notre département en particulier, est soutenue. Voici les dernières données à jour à la mi septembre pour la Haute-Savoie :

    Investissements et activités économiques soutenus par l'Etat :

    1. Montant des investissements publics engagés : 2 165 054 euros
    2. Montant des investissements des collectivités locales : 681 377 085 euros
    3. Nombre de logements sociaux et privés financés : 883
    4. Nombre de véhicules ayant bénéficiés de la prime à la casse : 2 729

    Emplois sauvés, créés ou aidés :

    1. Nombre d'emplois aidés par l'Etat depuis le 1er janvier 2009 : 11 022
    2. Nombre de personnes aidées à entrer dans la vie active depuis le 1er janvier 2009 : 828
    3. Nombre de personnes aidées à reprendre un emploi depuis le 1er janvier 2009 : 1 794
    4. Nombre d'entreprises soutenues par une intervention de l'Etat, notamment un prêt, une garantie ou un investissement : 433

    Justice :

    1. 19 019 853 euros apportés aux 115 817 foyers les plus fragiles.

    Au-delà des discours de l'opposition, on voit clairement avec ces chiffres les effets bénéfiques de ce plan de relance ambitieux dans notre département.

  • Elections européennes, meeting à Annecy le 14 mai

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    Les élections européennes approchent...bien qu'elles soient peu médiatisées, à mon grand regret. L'Europe n'a jamais été aussi proche de notre quotidien et pourtant l'intérêt manifesté par les électeurs n'a jamais été aussi morne. Le Président de la République, lorsqu'il a assuré les 6 mois de présidence française de l'UE nous a montré combien l'Europe politique et économique était précieuse en période de crise mondiale.

    Le 14 mai prochain, à 20 heures, à la Salle Pierre Lamy, se tiendra un grand meeting de soutien à la liste conduite par la députée européenne sortante Françoise GROSSETETE. La liste qu'elle mène pour le grand Sud-Est a été révélée ces jours. Elle est le résultat de l'union UMP, Nouveau Centre, Parti Radical Valoisien, Gauche Moderne et Forum des Républicains Sociaux. Je me félicite personnellement d'une union aussi large des sensibilités sur un enjeu aussi important qu'est la poursuite de la construction européenne. Je soutien donc cette liste qui par ailleurs compte quelques amis.

    Voici la composition de la liste :

    1 - Françoise GROSSETETE (Loire) - Député européen.
    2 - Damien ABAD - Président des Jeunes Centristes
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    3 - Dominique VLASTO
    (Bouches du Rhône) - Député européen, Adjointe au Maire de Marseille.
    4 - Gaston FRANCO
    (Alpes-Maritimes) - Ancien Député, ancien Conseiller Général, Conseiller du Maire de Nice.
    5 - Nora BERRA
    (Rhône) - Candidate en 5ème position sur la liste UMP aux européennes de 2004.
    6 - Michel DANTIN
    (Savoie) - Conseiller municipal de Chambéry.
    7 - Karine FENOCCHI (Corse du Sud) - Conseillère municipale d'Ajaccio. Candidate du Nouveau Centre
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    8 - Jérôme CLEMENT
    (Vaucluse)
    9 - Chantal EYMEOUD (Hautes-Alpes) - Maire d'Embrun. Candidate du Nouveau Centre
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    10 - Benoît PELLETIER (Var) - Conseiller municipal de Toulon, SDA de la Fédération UMP du Var
    .
    11 - Pascale MODELSKI
    (Isère) - Conseillère municipale de Grenoble.
    12 - Jean-François ROYER
    (Bouches-du-Rhône) - Délégué des Jeunes Populaires pour la Zone Sud-Est.
    13 - Sonia LACROIX-CHAMOSSET
    (Haute-Savoie)
    14 - Loïc HERVE (Haute-Savoie) - Maire de Marnaz. Candidat du Nouveau Centre
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    15 - Patricia LARNAUDY (Bouches-du-Rhône) - Adjointe au Maire d'Aix-en-Provence. Candidate de la Gauche Moderne
    .
    16 - Jean-Roger DURAND (Ardèche) - Conseiller général. Maire de Largentières. Candidat du Nouveau Centre
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    17 - Sandrine MAIGRET (Var)
    18 - Djamel KERICHE (Savoie) - Candidat de la Gauche Moderne
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    19 - Marie-Eugénie BOUGE
    (Alpes-Maritimes) - Conseillère municipale de Peymeinade. Déléguée nationale des Jeunes Populaires.
    20 - Richard KITAEFF
    (Vaucluse)
    21 - Lydie BAYOUD (Isère) - Adjointe au Maire de Vienne, Conseillère communautaire.
    22 - Guillaume JOUVE (Bouches-du-Rhône) - Adjoint au Maire des 6ème et 8ème arrts de Marseille. Forum des Républicains Sociaux
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    23 - Michelle GILLES (Bouches-du-Rhône) - Adjointe au Maire de Cassis.
    24 - François VAUTE (Vaucluse)
    25 - Stéphanie PERNOD-BEAUDON (Ain) - Conseillère municipale de Hauteville.
    26 - Didier BESNIER (Drôme) - Maire de Rochegude.