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Débat sur la politique foncière au dernier conseil de la C2A

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Jeudi 17 décembre se tenait la dernière séance de l'année du conseil d'agglomération d'Annecy. Parmi les points à  l'ordre du jour, nous avions le débat d'orientation budgétaire pour 2010 et le débat d'orientation sur la politique foncière de l'agglo. Ces deux points ont tenu leurs promesses et ont donné lieu à des échanges parfois houleux. C'est au sujet de la politique foncière que les débats ont été les plus nombreux et surtout les plus vifs, au point que Jean-Luc Rigaut demanda une suspension de séance, la première du mandat. Car il faut bien le dire, le consensus politique de façade qui prévaut à la C2A habituellement a cette fois volé en éclat.

Au prétexte d'un débat sur la politique foncière présenté par Michel Amoudry, c'était en réalité l'opportunité d'adhérer ou non à l'Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie (EPF, établissement qui fait du portage foncier pour le compte des collectivités, leur facilitant ainsi leur politique d'investissement financier en la matière, pour la création par exemple de zone d'activités économiques ou de logements sociaux) qui était véritablement l'enjeu. Le président de la C2A voyant bien que le débat s'envenimait a choisi l'option (étonnante à mes yeux) de nous proposer de voter pour savoir si on devait voter sur l'adhésion ou non à l'EPF ! On vote pour savoir si on vote ! Alors que nous aurions pu voter directement, et à bulletin secret comme certains le demandaient, pour savoir si nous voulions cette adhésion à l'EPF. Ainsi va parfois la vie démocratique...Nous avons en définitive assisté à une sorte de psycho drame politique, les uns criant à la manipulation de l'ordre du jour, les autres à la mort de la politique foncière de l'agglomération, le tout pendant plus de 2 heures...pour finir par décider de ne rien décider.

Pour ma part j'ai trouvé tout cela bien excessif et je suis convaincu qu'un nouveau débat aura lieu par la force des choses en 2010 sur les orientations indispensables que l'on devra prendre en matière de politique foncière. Car cette adhésion serait profitable à l'ensemble des communes de l'agglo, sachant que nombre d'entre elles peinent à mobiliser l'argent nécessaire à ces investissements indispensables à notre développement et notre dynamisme. C'était donc reculer pour mieux sauter. A suivre.

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