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Commission culture à la C2A

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J'étais hier soir à la commission culture de la C2A (agglo d'Annecy). Nous avions à l'ordre du jour l'étude des propositions budgétaires de la direction des affaires culturelles pour 2010. Le budget qui sera proposé par les deux vice-présidentes à la culture sera en hausse, suivant les options retenues, de 3,5 % à 6 % environ, par rapport à 2009. La conjoncture économique et financière ne plaide pas à priori pour une hausse des budgets. Cependant, et je m'en suis déjà expliqué sur ce blog, je crois fermement au fait que la culture ne doit pas être la politique affectée en premier lieu par la baisse des recettes des collectivités. Je sais, j'entends d'ici, certain dire qu'il y a des choses plus importantes à financer que la culture, que tout cela n'est pas utile en ces périodes de crise, que l'on met trop de moyens dans ce secteur et qu'il faut recadrer ces dépenses, etc, etc...Je ne le crois pas. La crise nous apporte son lot de malheurs, de drames humains, de morosité ambiante, de stress, de peines...Est-ce nécessaire d'en rajouter ? Ne faut-il pas au contraire soutenir l'action culturelle publique (bibliothèques, musées, salles de spectacles, conservatoire et écoles de musique...) dans ces périodes justement moroses ? Ne faut-il pas offrir à la population en temps de crise toujours autant de possibilité de se divertir, de se distraire, de se cultiver, d'écouter de la musique, de voir des spectacles ?

Tous les indicateurs chiffrés nous prouvent que jamais en période de crise, les cinémas et les concerts n'ont accueilli autant de spectateurs ! Les ventes de livres sont en forte hausse, les expositions, les théâtres et les festivals n'ont jamais autant vu de visiteurs que depuis un an. Pour une raison bien simple, les gens ont besoin de se changer les idées, de rencontrer du monde, de se divertir ! En cette période de crise, la culture fait donc office de valeur refuge pour les gens. Beaucoup d'économistes s'accordent à dire que les ménages ne réduisent pas leurs dépenses culturelles en période de récession, au contraire. L'Etat lui-même avait annoncé en début d'année, par la voix du président de la République, une rallonge de 100 millions d'euros allouée au patrimoine et le déblocage de la totalité des crédits gelés pour le spectacle vivant dans le budget de la Culture, soit un peu plus de 30 millions d'euros.

La culture doit donc être vu par les décideurs comme un élément à part entière de la relance économique et surtout comme un facteur apaisant socialement pour beaucoup de gens. A ce sujet, qui se souvient que dans les années 30, en pleine dépression américaine, l'instigateur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avait massivement investi dans la culture ? Le Federal Art Project avait recruté 5 300 peintres pour décorer les lieux publics et le Federal Music Project employait jusqu'à 16 000 musiciens et organisait des milliers de concerts dans tout le pays ! On sait le succès de ce plan de relance américain.

Pour revenir et terminer sur le budget culture de la C2A, j'espère donc qu'il ne connaîtra pas d'érosion trop importante. Nous verrons ce que décident les membres du bureau de l'agglo dans quelques jours. A suivre.

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